Le diagnostic énergétique d’une maison recouvre trois examens différents. Pour vendre ou louer, c’est le DPE qui est exigé, complété d’un audit énergétique quand la maison est classée E, F ou G. Pour préparer des travaux, l’audit va plus loin, car il chiffre des scénarios de rénovation.
DPE, audit énergétique et bilan thermique : trois examens sous un même nom
Le diagnostic de performance énergétique (DPE) attribue à la maison une étiquette de A à G. Il indique les consommations, les émissions de gaz à effet de serre et formule des recommandations. Un diagnostiqueur certifié le réalise, selon la méthode fixée par l’arrêté du 31 mars 2021.
L’audit énergétique reprend les résultats du DPE et propose au moins deux scénarios de travaux. Pour chaque recommandation, il donne les économies attendues, le montant des travaux et les aides disponibles. Le bilan ou l’étude thermique, lui, est un calcul de déperditions mené par un bureau d’études, sans cadre réglementaire commun.
| Examen | Ce qu’il produit | Durée de validité |
|---|---|---|
| DPE | Étiquette énergie et climat, recommandations | 10 ans |
| Audit énergétique | Scénarios de travaux chiffrés | 5 ans |
| Bilan thermique | Calcul des déperditions | Non réglementée |
Diagnostic énergétique obligatoire : vente, location et travaux
Le DPE est obligatoire pour la vente d’une maison, sauf pour un logement indépendant de moins de 50 m² ou certains monuments historiques. Il l’est aussi pour la location, où la classe énergétique conditionne désormais le droit de louer : les logements classés G sont interdits à la location depuis le 1er janvier 2025, les F le seront à partir de 2028 et les E à partir de 2034.
À la vente, une maison classée E, F ou G doit en plus être accompagnée d’un audit énergétique, remis à l’acquéreur au plus tard à la promesse de vente. La classe obtenue pèse sur la valeur du bien, comme le montre l’effet de la classe énergétique sur le prix d’un bien.
Un propriétaire qui occupe sa maison sans projet de vente ni de location n’a aucune obligation. Le DPE reste utile pour savoir par quels travaux commencer.
Visite du diagnostiqueur : ce qui est relevé
Le diagnostiqueur relève les parois, les menuiseries, le chauffage, l’eau chaude et la ventilation, puis calcule les consommations conventionnelles du logement. Il doit être certifié, assuré et sans lien pouvant nuire à son indépendance.
Faire appel à un professionnel non certifié expose le propriétaire à une amende de 1 500 €. Un outil officiel permet de rechercher un diagnostiqueur certifié ou de vérifier ses certificats.
Le diagnostiqueur transmet ensuite les résultats à l’Ademe, qui délivre un numéro d’identification sans lequel le DPE n’est pas valable. Le DPE rejoint le dossier de diagnostic technique, où figure aussi le diagnostic de l’installation électrique, un autre examen du dossier de vente.

Documents à préparer pour un DPE
Les factures d’énergie des dernières années, les justificatifs des travaux d’isolation, les notices des équipements de chauffage et les plans du logement permettent au diagnostiqueur de renseigner les caractéristiques réelles de la maison. Le dernier contrôle de chaudière ou l’attestation d’entretien est également repris dans le DPE.
Sans facture, le calcul reste possible, car la méthode est conventionnelle. En revanche, sans justificatif d’une isolation posée, le diagnostiqueur peut ne pas la prendre en compte, ce qui dégrade l’étiquette.
Prix d’un diagnostic énergétique de maison
Un DPE coûte entre 100 et 250 €, selon la surface et la localisation. Un audit énergétique se situe entre 900 et 1 500 € pour un logement individuel. Ces tarifs sont indicatifs : les professionnels fixent librement leurs prix, car ces prestations ne sont pas réglementées.
La surface, l’ancienneté de la maison et la région expliquent l’essentiel des écarts. Un devis demandé à plusieurs diagnostiqueurs certifiés reste la seule façon de connaître le prix réel, y compris pour le DPE d’une maison ancienne.
Lire un diagnostic de performance énergétique et prévoir les travaux
Le DPE affiche deux étiquettes, l’une pour l’énergie et l’autre pour le climat, calculées sur la consommation et sur les émissions de gaz à effet de serre. La moins bonne des deux fixe la classe du logement.
La validité est de 10 ans pour un DPE réalisé depuis le 1er juillet 2021. Ceux établis entre le 1er janvier 2018 et le 30 juin 2021 ne sont plus valables depuis le 1er janvier 2025 et doivent être refaits.
Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l’électricité passe de 2,3 à 1,9. Les DPE de 2025 et antérieurs restent valables et peuvent être mis à jour gratuitement en ligne si l’étiquette s’améliore.

Les recommandations du DPE désignent les travaux à engager en priorité. L’isolation des combles est souvent le premier gain, suivie du chauffage, avec par exemple le remplacement du chauffage par une pompe à chaleur.
Un audit complète utilement ces pistes quand le budget est important, puisqu’il chiffre chaque scénario et vise la classe C pour une maison F ou G, la classe B pour une maison D ou E. Le DPE reste le document à fournir pour la vente et la location.